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Bataille

Liaoyang

25 août — 5 septembre 1904

Fixer · tourner · menacer · retirer

Histoire militaire

Comment la menace japonaise sur les communications provoque-t-elle l’évacuation russe de Liaoyang ?

Liaoyang n'est pas une annihilation russe obtenue par un encerclement achevé. Les armées de Kuroki, Oku et Nozu fixent les positions avancées et font pression sur la place, tandis qu'une partie de la force japonaise passe sur la rive droite de la Taizi et menace les communications russes. Les attaques contre la position principale sont encore repoussées, mais la combinaison de cette menace, de réserves réduites et de munitions comptées convainc Kouropatkine d'évacuer Liaoyang. Le Japon obtient la ville et le retrait russe ; l'armée russe conserve ses canons et sa capacité de poursuivre la guerre.

Un nœud de communications

Liaoyang est à la fois la capitale militaire russe de la Mandchourie méridionale, un point de voie ferrée et une position sur la Taizi. La ville vaut donc comme objectif et comme articulation : perdre la place expose la retraite, mais la tenir trop longtemps peut exposer les communications vers Mukden.

Une défense en profondeur

Les Russes ne défendent pas une seule ligne. Une position avancée couvre les approches méridionales et orientales ; la position principale autour de Liaoyang reçoit ensuite Zarubaiev et les corps destinés à tenir la ville. Les pluies, les rivières et le kaoliang ralentissent les déplacements et rendent les renforts difficiles.

La pression avec enveloppement partiel

Oku et Nozu obtiennent un effet de fixation par des attaques frontales coûteuses. Kuroki, à l'est, ouvre une menace de flanc et de communications en passant sur la rive droite de la Taizi. La carte distingue cet effet opératif d'une fermeture complète : les Russes peuvent encore déplacer une grande partie de leur armée et se retirer.

Les limites probatoires de la victoire

La prise de Liaoyang est une victoire japonaise d'objectif et de manœuvre, mais pas la destruction de l'armée russe. Les comptes rendus divergent sur les dates, les effectifs et les pertes ; les récits japonais et russes ne décrivent pas la menace avec le même degré de certitude. Le dossier conserve donc la différence entre menace perçue, capacité réelle et résultat visible.

Histoire militaire

Sources

Source primaire ou proche du primaire, mémoire de commandementA. N. Kuropatkin, The Russian Army and the Japanese War, Vol. II

Ordres de grandeur et disposition russe, résistance des positions avancées, passage sur la rive droite de la Taizi, pénurie de munitions, raisons invoquées pour l'évacuation et état de la retraite. Témoignage rétrospectif du commandant russe, donc intéressé et incomplet sur les intentions japonaises.

Étude militaire institutionnelleU.S. Army Command and General Staff School, Russian operations and conduct of defense opposite the Japanese Second Army at Liao-yang

Recoupement institutionnel direct des positions d'An-shan-chan, Shou-Shan-pu et Liaoyang, de la séquence des attaques, du retrait et de la destruction des ponts. L'étude militaire de 1931–1952 reprend des sources de campagne ; ses jugements sur le plan défensif et le commandement restent des interprétations.

Travail universitaire, UCLA Electronic Theses and DissertationsJessica Man, The Perfect Type of Industry: Apocalyptic Visions of the Asian Century

Recoupement universitaire de la relation entre attaques successives, défense en profondeur, tentative d'encerclement et retraite russe. Cette thèse étudie surtout les récits apocalyptiques et le reportage de guerre ; elle sert ici de synthèse secondaire et non de preuve topographique.

Archive institutionnelle et traduction de presse contemporaineJACAR, Battle of Liaoyang, ref. A03023691200

Témoin contemporain institutionnel pour la circulation des informations et les noms de la bataille. Les chiffres et la chronologie de presse ne sont pas traités comme une preuve suffisante contre les comptes rendus d'opérations.

Presse professionnelle spécialisée contemporaineU.S. Naval Institute Proceedings, Book Notices, October 1905

Recoupement contemporain d'une lecture professionnelle : victoire japonaise et retraite russe, mais absence de rout complet. C'est une recension et non le rapport japonais intégral.

Synthèse institutionnelle spécialiséeInternational Encyclopedia of the First World War, Russo-Japanese War

Cadre de portée opérative et stratégique. La synthèse n'est pas utilisée pour placer les formations à l'échelle locale.

Presse contemporaine numérisée, archive universitaireHistorical Newspapers of South Carolina, report on the Battle of Liaoyang, 28 September 1904

Contrôle contradictoire de la circulation des récits contemporains sur le franchissement, l'encerclement supposé et les pertes. Utilisé pour documenter la dispute, avec une fonction distincte de celle de base unique des positions.

Édition : BattlesInMotion.com